
Deux logiques d'indemnisation s'opposent. L'une fixe la valeur avant, par expertise ; l'autre la négocie après, sous contrainte. Tant qu'il ne se passe rien, la différence est invisible. Le jour du sinistre, elle se compte en dizaines de points.
La valeur vénale : l'estimation après coup
Dans un contrat d'habitation classique, vos œuvres sont des « objets de valeur » parmi d'autres. En cas de sinistre, l'assureur mandate son expert, qui estime la valeur vénale : le prix que l'œuvre aurait trouvé sur le marché, au jour du sinistre. Cette estimation arrive au pire moment — après la perte — et s'appuie sur des comparables discutables, une cote mouvante, des factures parfois anciennes.
S'y ajoutent les plafonds : la plupart des contrats limitent l'indemnisation des objets de valeur à un pourcentage du capital mobilier. Une collection sérieuse les dépasse presque toujours — et l'excédent reste à votre charge.
La valeur agréée : la valeur fixée avant
Le contrat en valeur agréée inverse la logique. Chaque œuvre est expertisée à la souscription ; la valeur retenue est inscrite au contrat. En cas de sinistre total, cette valeur est versée — telle quelle, sans renégociation. L'expertise n'est plus un champ de bataille après coup : c'est une pièce du contrat. C'est le socle de notre contrat tous risques en valeur agréée.
Valeur vénale ou valeur agréée : le match
| Critère | Habitation (valeur vénale) | Valeur agréée |
|---|---|---|
| Base d'indemnisation | Négociée après le sinistre | Fixée au contrat, par expertise |
| Plafonds | Objets de valeur plafonnés | Chaque œuvre à sa pleine valeur |
| Expertise | À votre charge, a posteriori | Organisée à la souscription |
| Transport & prêts | Rarement couverts | Clou à clou, en continu |
Ce que ça change, concrètement
Prenons une huile expertisée à 80 000 €, perdue lors d'un transport. En habitation classique : plafond « objets de valeur » souvent autour de 15 à 20 000 €, transport rarement couvert, et une valeur à prouver, facture en main. En valeur agréée : 80 000 € versés, parce que c'est la valeur inscrite au contrat et que le clou à clou couvrait le trajet.
Une collection s'assure comme elle s'est construite : pièce par pièce. C'est tout l'objet de notre contrat dédié à l'assurance des collectionneurs et particuliers.
À retenir
- La valeur agréée se fixe avant le sinistre, par expertise : pas de débat au moment de l'indemnisation.
- Les plafonds « objets de valeur » d'une habitation sont presque toujours dépassés par une vraie collection.
- La valeur agréée se révise : avec le marché, et à chaque acquisition ou nouvelle expertise.
FAQ
La valeur agréée peut-elle évoluer dans le temps ?
Oui. Elle est révisée périodiquement avec le marché, et un avenant l'actualise à chaque nouvelle acquisition ou nouvelle expertise.
Faut-il une expertise pour chaque œuvre ?
Au-delà d'un seuil de valeur unitaire fixé au contrat, oui. En dessous, un inventaire documenté — photos, factures, provenance — suffit généralement.
Le transport d'une œuvre est-il couvert ?
Oui, la garantie clou à clou couvre l'œuvre en continu, y compris pendant les transports, les prêts et les expositions, du décrochage au raccrochage.
La valeur agréée coûte-t-elle forcément plus cher ?
Pas nécessairement. La prime dépend du risque réel — nature des œuvres, conservation, localisation. La valeur agréée sécurise surtout l'indemnisation, sans débat au moment du sinistre.